//« La graphiste choisit le télétravail: elle est licenciée »

une vue sur Grue jaune Ile de Nantes

Dans l’édition régionale de ce jour, l’article de Ouest France, interpelle sur le cas de cette salariée licenciée pour faute grave, pour avoir télétravaillé alors que son employeur lui demandait de venir sur site. Le cas relayé par cet article, interpelle sur les contradictions soulevées par les conditions actuelles du télétravail : des injonctions présidentielles et gouvernementales « 100 % télétravail« , mais une contrainte manifestement insuffisante, qui permet à certains employeurs de s’en affranchir, au mépris de l’existence de « circonstances exceptionnelles actuelles, liées à la menace de l’épidémie » (https://travail-emploi.gouv.fr/le-ministere-en-action/coronavirus-covid-19/questions-reponses-par-theme/article/teletravail-en-periode-de-covid-19). Il s’agit d’une nouvelle illustration d’un « parfait instrument de transfert du risque économique sur les salariés », comme l’évoque Hélène Cavat, Doctorante, concernant les accords de performances collectives (« Controverse: L’accord de performance collective : un instrument adéquat pour gérer une crise conjoncturelle », Revue de droit du travail 2020 p.584).